Tu comptes tout… sauf ton propre temps.

Tu comptes tout… sauf ton propre temps.

Je posais la question à un restaurateur la semaine dernière : “Sais-tu vraiment ce que te coûte ton propre temps?

Gros blanc. Réponse flou.

Il connaît le prix de chaque ingrédient.
Le seuil de rentabilité de sa carte.
Le nombre d’heures de ses équipes.
Mais son propre temps ?
Il ne le compte pas.
C’est l’offert.
Et c’est ce qui l’enferme.
Parce que tant qu’il ne regarde pas son temps en face, il ne peut pas reprendre la main.

Tu connais la valeur de tout, sauf de ton propre travail

Tu sais ce que te coûte un kilo de patates.
Combien de couverts il te faut pour être rentable.
Tu sais ajuster ta carte en fonction de la saison.

Mais ton propre travail ?

Les heures en cuisine, en salle, à gérer les urgences, à tenir les mille détails qui font tourner la maison ?

Ça tu ne le comptes pas. C’est cadeau!

Alors voilà, tu mets de la rigueur sur tout… sauf sur toi.

Et ce n’est pas un reproche.
Parce qu’on t’a appris à “être là”. À faire. À tenir.

Moi je veux t’apprendre à te valoriser toi.

Le vrai coût du “je fais tout moi-même”

Tu ne comptes pas ton temps… et tu le paies cher.

Pas en euros et pas tout de suite. Mais en clarté, en énergie, en stabilité.

Et au final, oui, en rentabilité aussi. Parce qu’à force de tout faire, tu perds bien plus que des heures.

Tu perds en clarté.

Quand tu passes ton temps à éteindre les feux, à remplacer l’absence d’un salarié, à gérer les urgences du jour… le temps te manque pour penser. Tu réagis plus que tu ne prends de vraies décisions. Sans prendre de recul sur ton modèle, sur ta carte, sur ton positionnement. 

Est-ce que ce que tu fais aujourd’hui te rapproche de là où tu veux aller. Et petit à petit, tu avances… et tes décisions deviennent des pansements qui ne privilégient pas ta vision à long terme.

  • Recrutement de mauvais profils à la hâte
  • création d’offres superflues pour faire rentrer le chiffre…

Tu perds en qualité de vie.

Moins de moments pour toi et pour ta famille. Moins de respiration. Finalement ta fatigue qui devient permanente, au point de la subir sans la remarquer. Tu te dis que c’est normal. Que c’est le métier. Que tous les restaurateurs vivent ça.

Tu confonds charge et responsabilité. Oui, c’est toi le dirigeant. Mais non, ce n’est pas à toi de tout porter.

Et dire que c’est le métier c’est se cacher pour ne pas agir.

Alors depuis combien de temps ça dure? Et combien de temps penses-tu pouvoir tenir?

Par où commencer : ma méthode pour retrouver la trace de ton temps

Tu comptes tout… sauf ton propre temps

Malheureusement, on ne peut pas structurer ce qu’on ne voit pas.

Alors, il faut commencer par compter ton temps.

Je commence toujours par une photo du réel. Pas une estimation vague. Une cartographie précise de ton quotidien, heure par heure, sur une semaine type.

Concrètement, comment on fait?

Tu te procures un carnet et un stylo et tu les gardes sur toi. En permanence.

C’est important parce que, je te connais, si tu ne les as pas sous la main tu noteras rien ou tu vas inventer.

Ce que tu notes

Tout!

Ce que tu fais. À quelle heure. Combien de temps. Ce que ça te coûte en énergie.

Et aussi ce que tu veux faire mais que tu ne fais pas.

Pas pour te juger.

Mais pour comprendre ce qui t’aspire, ce qui te nourrit, ce qui te pollue.

Et après ? On trie.

Une fois la semaine passée, tu reprends ton carnet. Et tu tries tes tâches en quatre catégories :

→ Ce qui te concernent vraiment, qui relève de ton rôle de dirigeant : vision, stratégie, décisions structurantes.

→ Tâches à déléguer. Tout ce que quelqu’un d’autre pourrait faire aussi bien (voire mieux) que toi.

→ Actions cruciales. Celles qui ont un impact direct sur la rentabilité, la qualité, la pérennité.

→ Ce que tu peux arrêter. Qui ne sert pas, qui existe par habitude…

Et là, tu vois où part ton temps. Ce qui t’enferme. Ce qui pourrait être libéré.

Ce travail-là, c’est le socle du diagnostic RestoVision.

Le test : es-tu prêt·e à regarder où passe ton temps ?

Tu dis manquer de temps, mais sais-tu vraiment où il part ?

En 2 minutes, découvre si ton emploi du temps sert ton restaurant… ou s’il t’enferme dedans.

Ce diagnostic express t’aidera à voir où agir en priorité pour retrouver du temps, du souffle et une vraie vision.

Tu veux savoir si tu es dans le flou ?

FAQ

Pourquoi je ne compte jamais mon propre temps ?

Parce qu’on t’a appris à ne pas le faire. Parce que tu as grandi dans l’idée que « le chef doit être partout ». Parce que compter ton temps, c’est te rendre compte que tu es l’employé principal de ton restaurant.


Quel est le vrai coût de tout faire soi-même ?

Tu perds en clarté, en énergie, en qualité de vie. Sans prendre du recul, tu réagis au lieu de décider. Et au final, oui, ça impacte ta rentabilité : parce qu’un dirigeant épuisé prend de mauvaises décisions, recrute mal, et empêche son équipe de monter en compétence.


Par où je commence pour reprendre la main sur mon temps ?

Par observer ton quotidien, heure par heure, pendant une semaine. Avec un carnet et un stylo sur toi. Pas en fin de journée, mais sur le coup. Ensuite, tu tries : ce qui te concerne vraiment, ce que tu peux déléguer, ce qui est crucial, et ce que tu dois arrêter.


Est-ce que c’est normal de travailler autant dans la restauration ?

Non. Ce n’est pas le métier. C’est l’absence de structure. Dire que « c’est comme ça », c’est se cacher pour ne pas agir. Et ça ne tient pas sur la durée.

Des outils concrets pour reprendre la main sur ton restaurant.

Tu sais que quelque chose doit changer, mais tu ne sais pas par où commencer. Commence ici.

Retour en haut